Il y a quelques jours à peine, j'ai exposé pour la toute première fois au Grand Palais à Paris, dans le cadred'Art Capital 2026. J'ai participé avec le Salon des Indépendants , une institution historique qui incarne depuis longtemps la liberté artistique et l'indépendance d'expression.
Voir le Grand Palais rempli d'artistes français et internationaux, de visiteurs et de centaines d'œuvres était une expérience bouleversante. Partager des dessins en ligne, dans le calme d'un écran, est une chose. Les voir s'accrocher aux murs, dans un cadre aussi historique, imposant et magnifique que celui-ci à Paris, où l'on peut s'approcher suffisamment pour en admirer chaque détail, en est une tout autre.
À propos des œuvres
Pour cette première participation à Art Capital, j'ai choisi de présenter Timeless et Dioribbon .
Ce sont des sujets très différents, que j'ai choisis intentionnellement afin que les visiteurs puissent découvrir deux facettes de mon univers figuratif. L'une représente une figure féminine sans identité, une présence plutôt qu'un portrait. L'autre se concentre sur un objet du quotidien, quelque chose que l'on jette ou que l'on néglige sans y prêter attention. Pourtant, tous deux appartiennent au même monde en noir et blanc, où une histoire est suggérée plutôt qu'explicite.
L'expérience d'être vu
Ce qui m'a le plus marqué, c'est d'observer comment les visiteurs interagissaient avec mes dessins.
Beaucoup de gens s'arrêtaient. Certains photographiaient des détails. D'autres s'approchaient, étudiant la surface, cherchant à comprendre comment l'image avait été réalisée. Plus d'une fois, quelqu'un m'a dit avoir cru qu'il s'agissait d'une photographie. Puis, s'approchant à nouveau, ils étaient surpris de découvrir du graphite et de la pierre noire.
Ce genre de regard est rare. Cela m'a rappelé pourquoi je continue à travailler ainsi : pour créer des images qui exigent du temps et de l'attention et qui, en retour, offrent quelque chose de durable.


Une réflexion personnelle
Je vais être honnête. Il m'a fallu du courage pour faire ça.
Je ne suis pas du genre à avoir le sentiment d'avoir terminé. Je suis rarement pleinement satisfaite de mes créations. Pourtant, pour la première fois depuis longtemps, je me suis autorisée à croire que ces œuvres étaient prêtes à être exposées, non seulement en ligne, mais aussi dans un lieu comme celui-ci, aux côtés de tant d'artistes talentueux. Je suis profondément reconnaissante d'avoir pris cette décision.
Un autre aspect enrichissant de cette expérience a été la rencontre avec des artistes du monde entier. Chaque conversation a révélé une histoire différente, des médiums différents, des parcours de vie différents, des motivations créatives différentes. Même lorsque nos styles étaient très éloignés, nous partagions la conviction que la création artistique reste essentielle.

S'il y a une chose que je retiens de cette semaine, c'est celle-ci : les images circulent rapidement sur Internet, mais les dessins appellent une présence. Ils se transforment avec la distance. Ils changent au gré de la lumière. Ils réagissent au temps. Et parfois, lorsqu'on s'attarde suffisamment longtemps devant eux, ils deviennent plus qu'une simple image. Ils deviennent une histoire dans laquelle le spectateur choisit de se plonger.
Merci à tous ceux qui sont venus, qui ont regardé attentivement, qui ont discuté avec moi ou qui se sont simplement arrêtés devant mon travail. Cela m'a profondément touché.
Avec gratitude,
Véronique
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Remarque : Cet article de blog a été initialement rédigé en anglais. Les versions dans d’autres langues sont automatiquement traduites afin de rendre le contenu accessible.
